Bonjour à tous,
Pour la rentrée, je commence fort ! Je vous présente une super héroïne : Aurélie.
Aurélie, c’est l’illustration parfaite de « la main de fer dans un gant de velours ». Je croise Aurélie depuis 20 ans car nous avons une amie commune mais je ne la connaissais que très peu. J’ai appris à la connaitre au travers de son blog et de son compte instagram « Lili de la Roquette ». J’y ai découvert une femme forte, sensible, sans filtre, authentique et inspirante. Elle parle de sujets à la fois profonds, mais aussi légers, selon le feeling du moment. Je trouve que les posts écrits par Aurélie abordent des thèmes variés et constructifs. Les posts sur l’acceptation de sois, les découvertes mode, les astuces cuisine, les jus faits maisons ; ont particulièrement résonné en moi… Les sujets sont abordés avec une telle honnêteté (et simplicité) que ce sont de véritables pépites… Bref, comme vous avez pu le constater, je suis fan de son univers !
Je vous laisse découvrir par vous-même une nana pas comme les autres en pleine reconversion professionnelle avec un très beau projet.
- Qui es-tu Aurélie ?
Bonjour, Je m’appelle Aurélie. J’ai 38 ans et je vis en région parisienne avec mon mari et ma fille de 10 ans. Je suis infirmière depuis 15 ans et je travaille à domicile sur Paris depuis 10 ans avec une collègue formidable.
- Racontes-nous un peu ton quotidien?
Avec l’aide de ma collègue et amie, nous prenons en charge principalement des personnes âgées dépendantes qui souhaitent rester chez elles le plus longtemps possible. Nous suivons certains patients depuis des années. Nous avons créé un vrai lien de confiance avec eux mais aussi avec les familles, les médecins et les pharmaciens. Derrière chaque porte, une personne unique avec son histoire, sa maladie, ses craintes, son bagage émotionnel et son environnement. Il faut s’adapter à chaque fois. C’est passionnant et épuisant à la fois.
Je me déplace en vélo électrique. A ma pause, je vais manger sur les quais de Seine, ou dans un parc. J’ai aussi mes petites adresses où tout le monde me connait maintenant. Après une matinée compliquée, parfois triste, c’est un réconfort absolu d’être accueilli avec bienveillance dans un lieu chaleureux. Le soir, j’ai adapté mes horaires pour ne pas rentrer trop tard et passer du temps avec ma fille. A la rentrée, c’est le collège et les joies de la pré-adolescence…
- Pourquoi ce métier ? Envisages tu une autre voie ?
On ne fait pas infirmier(e) par hasard. On a chacun notre histoire. Dans mon cas, cela correspondait parfaitement à mon envie d’aider les gens en leur apportant une solution immédiate. Il me fallait du concret, de l’action. J’avais un besoin vital de me sentir utile. On peut dire que ce métier à rempli toutes les cases. Elles l’ignorent souvent ou ne savent pas comment le transmettre mais les personnes âgées ont beaucoup à offrir. Leur expérience de la vie est une mine d’informations. J’ai énormément appris sur l’Autre. Et plus encore à domicile.
Aujourd’hui, j’ai la sensation d’en avoir fait le tour. Notamment parce que j’ai bientôt 40 ans et que d’un point de vue personnel, j’ai énormément évolué. J’ai été souvent la confidente de leurs regrets. Je ressens désormais le besoin d’accompagner les gens beaucoup plus en amont pour les aider à se réaliser, à atteindre leurs objectifs et peut-être, qui sait, à changer leur vie. Le coaching de développement personnel m’offre cette possibilité. Aussi je suis impatiente de commencer la formation à la rentrée.
- As-tu des tips à nous partager pour gagner en confiance ?
Sortir de sa zone de confort et accepter d’échouer ! Personnellement, ça m’a sauvé.
Quand ma fille avait 3 ans, elle répétait souvent: « Maman, je veux être libre !! ». Même si cette envie de liberté signifiait certainement de faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait (comme courir à poil dans le salon alors que c’était l’heure de se coucher ;), pour moi ce cri du coeur a déclenché pas mal de questions. Être libre dans sa vie, c’est d’abord et surtout agir sans se soucier du « qu’en dira t on ». Une fois dissipée la peur du jugement, on peut apprendre à se connaitre vraiment.
Comment j’allais faire pour aider ma fille à acquérir la confiance en soi nécessaire alors que moi même, j’étais dans une crainte permanente du rejet. Alors j’ai remonté mes manches et j’ai établi un plan d’attaque qui se résumait à me confronter au regard de l’Autre le plus souvent possible. Je ne dis pas que c’est facile. Concrètement, j’avais l’impression de me jeter dans le vide à chaque fois. Et puis au fur et à mesure, j’ai pris conscience que mon monde ne s’écroulait pas pour autant et que mes proches m’aimaient toujours. J’ai découvert une force dont j’ignorais l’existence.
- En pratique, comment faire ?
Faites la liste de toutes les choses que vous vous interdisez de faire. C’est facile à repérer : si vous avez mal au ventre quand vous y pensez, notez le et faites le ! Par exemple, vous avez toujours eu peur de porter cette petite robe mais vous ne le faites pas par peur du jugement. Mettez là et sortez. Ce qui compte, c’est la répétition. Plus vous allez sortir de votre zone de confort, plus vous allez prendre de l’assurance. C’est comme une course d’obstacles contre vos vieux démons. Vous allez en chier mais bon sang, ce que vous allez vous sentir fier(e) et léger(e) à la fin.
En parallèle, arrêtez de vous comparer. Pour cela, les réseaux sociaux n’aident pas. Tous ces comptes aux photos léchées reflétant une vie parfaite nous poussent à croire qu’on devrait être pareil. Ils créent des objectifs de vie qui ne sont pas les nôtres et donc nous mettent en échec. Mais la vie, la vraie, ce n’est pas ça. Nul besoin d’effacer toutes les applications de votre téléphone mais sélectionnez des profils qui vous tirent vers le haut, qui vous boostent vraiment ou qui développent votre créativité. Pour ma part, j’ai procédé ainsi : Pour chaque compte Instagram par exemple, je me suis posé 2 questions :
- Est-ce que je ressens du bien-être en regardant ce profil ?
- Est-ce que le message véhiculé par ce compte est un objectif atteignable pour moi ?
Si la réponse était non à au moins une des 2 questions, je dégageais le compte de mes abonnements.
Le but, apprendre à vous connaitre vraiment au fil des obstacles franchis. Découvrir vos atouts et les développer en ne perdant plus de temps sur les problématiques des autres.
- Quelle est ta vision du coaching ?
Lors de mon cheminement, je me suis rendue compte que j’avais autant besoin d’échanger avec quelqu’un sur mes succès que sur mes échecs. C’est normal de louper des obstacles. C’est même très utile. On en apprend plus de nos échecs. Cela permet de développer notre capacité de remise en question. Avoir accès à un interlocuteur pour en parler est une aide précieuse afin de cibler les mécanismes qui nous empêchent de réussir. Je crois que c’est essentiel d’être accompagné par quelqu’un d’extérieur. Une personne dans le non jugement qui saura faire le tri et déceler VOTRE problématique. Parfois l’entourage arrive à remplir cette tâche et c’est super. Mais tout le monde n’a pas la patience et le recul adéquate. Un(e) coach, c’est comme un Gemini cricket sur votre épaule qui disparait une fois que vous avez atteint vos objectifs.
- Tu as vécu ce confinement différemment de nous. Comment cela s’est passé de ton côté?
Les premières semaines ont été assez stressantes. C’est difficile d’entendre à longueur de temps « restez chez vous » quand tu es obligée de sortir de chez toi toute la journée et d’être au contact de personnes vulnérables. J’ai beaucoup pris sur moi pour ne rien montrer, autant aux patients, qu’à ma propre famille qui s’inquiétait de me voir travailler. Tous les matins, je pleurais un bon coup dans ma voiture en allant au travail histoire d’évacuer à l’abris des regards. Puis je récupérais mon vélo et ma bonne humeur et c’était parti pour la journée.
Pour positiver, je me répétais que Paris était superbe sans voitures. L’eau de la Seine était devenue transparente. C’était étrange d’être seule sur les quais et en même temps, ça ne me déplaisait pas. Le calme à Paris, c’est un luxe. J’avais l’impression d’avoir la ville rien que pour moi. Ça m’a donné du courage. J’ai fait pas mal de story sur Instagram pour me sentir un peu moins seule dans les rues. Nos patients ont tenu bon. Ce qui était le plus dur: d’avoir peur et d’être satisfait en même temps, un sentiment contradictoire vraiment pas évident à gérer.
- Comment abordes-tu cette rentrée 2020 ?
Avec pleins de projets comme d’habitude ! Une nouvelle page Instagram @takoicomju axé sur le bien-être à travers l’alimentation. L’écriture d’un roman qui parle de la relation à l’Autre. Et une pile de bouquin sur le développement personnel à lire avant Octobre ! Mais d’abord, une petite detox digitale Zéro réseaux sociaux pour me recentrer et organiser mes projets sans me mettre la pression. Il faut que ça reste du plaisir avant tout !
Merci Aurélie pour ce partage de good vibes autour de l’acceptation de sois pour sortir de sa zone de confort. Merci pour ta sincérité et ta bienveillance.
Cet échange donne envie de se dépasser et de vivre sa vie et non celle que l’on choisit pour nous.
J’oubliai le plus important…!!! JOYEUX ANNIVERSAIRE LILI!!!! Kiffe bien cette dernière année dans la trentaine. Plein de goods vibes pour tes projets & une vie de looooove à éparpiller partout!
bonjour, merci de nous faire partager tes articles et de nous présenter une personne qui a l’air bien sympatique.
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