Interview de Sylvie

Je vous présente Sylvie ou plutôt, Little Miss Sushine ou même Wonder Woman, je ne sais même pas quel surnom choisir tellement Sylvie est impressionnante ! Elle apporte le soleil partout où elle passe. 

Sylvie s’est lancée dans l’aventure de l’entreprenariat en créant la Sparkly Agency. Une agence d’événementiel recommandé par Elle, Cosmopolitain, La mariée aux pieds nus… Sylvie a développé son projet avec amour. Elle a su se donner les moyens pour se former sur ses points faibles afin de donner une valeur ajoutée à son rêve.

Sylvie nous partage son impressionnant parcours avec passion et humilité… Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-même… !

Qui es-tu Sylvie, raconte-nous ton parcours ?

Bonjour, Je suis Sylvie, maman de 2 enfants, mariée depuis 14 ans avec mon amoureux et je suis dans la dernière année de ma trentaine.

Mon parcours de vie est assez atypique car je n’avais pas vraiment établi de plan au départ. J’ai commencé un BTS action co que je n’ai pas aimé. J’ai fait le choix d’arrêter mon année de BTS car j’avais plus important qui m’attendait. Je me suis occupée de ma maman malade durant 2 ans. Quand elle est partie, je me suis retrouvée face à moi-même et j’ai dû avancer malgré tout.

J’ai alors commencé un DEUG de langue, pour avoir une licence d’une matière enseignée à l’école afin de passer le concours de professeur des écoles. En parallèle, j’avais un job d’étudiant de vendeuse chez Morgan. C’est chez Morgan que je me suis découverte une réelle passion pour le milieu de la mode et du prêt à porter. J’ai pris conscience que je voulais être dans les coulisses de la vente, au service achat. J’ai alors fait une formation diplômante pour être acheteuse ou chef de produit. Je suis rentrée chez Fashion Job pour valider mon stage de 4 mois qui achevait mon parcours de formation. J’y ai découvert tous les coulisses du monde du prêt à porter avec toutes ses subtilités. Comme je me retrouvée face à la dure réalité du monde du travail car j’étais en compétition avec des profils sortis d’école, j’ai accepté la proposition de CDI en tant que commerciale chez Fashion Job. Cette aventure chez Fashion Job a duré 2 ans. C’est à mon retour de mon premier congé mat que j’ai décidé de changer de job.

Je voulais de nouveau tenter ma chance en service achat. J’avais défini ma stratégie pour accéder au sésame. Le but était d’entrer par la petite porte pour connaitre les bases du métier. Je devais comprendre tout le mécanisme. Si je devais savoir quoi et comment acheter, je devais savoir déjà pourquoi on mettait telle ou telle pièce en magasin. D’où la nécessité pour moi de passer par la case gestion approvisionnement.

J’ai eu l’opportunité d’avoir un poste chez Morgan. J’ai ainsi commencé à l’approvisionnement chez Morgan pour ensuite atteindre le service achat. J’ai beaucoup appris durant mes 2 ans au service approvisionnement. J’étais auprès de managers qui m’ont fait grandir au quotidien, j’utilise encore tout ce que j’ai appris dans ce service (en terme de gestion, de rétroplanning, de relation humaine… ). Je suis ensuite arrivée au service achat en tant qu’assistante, mon passé de gestionnaire m’a permis de rester 1 an et demi à ce poste avant de passer enfin acheteuse !

Au bout de 7 ans, avec le sentiment d’avoir peut-être fait le tour de mon poste, je me suis dit que c’était le moment de partir.

J’ai ensuite intégré une entreprise de prêt à porter féminin prisée des jeunes filles, Jennyfer, en tant que chef de produit durant 3 ans.

Humainement parlant, j’y ai fait de super rencontres. Au niveau du job en lui-même, j’ai vécu des moments de folie : des shoppings à NYC, en Asie… J’ai eu la chance de voyager et de remplir mes valises de pleins d’emplettes… ! Mon dressing et moi avons vécu une super aventure !

Le métier de rêve pour une shopping addict a son revers de la médaille. La pression. Le monde du prêt à porter est un secteur qui se porte mal, tout va très vite, peut-être plus vite qu’ailleurs. Il faut toujours être à l’affut des dernières tendances (benchmark, veille concurrentielle), il y également la pression du timing, du budget…

Par exemple : J’avais des millions d’euros à dépenser sur 6 mois mais il ne fallait ni dépasser ni sous-estimer le budget, il fallait toujours envisager un plan B en cas d’impair d’un fournisseur. J’ai eu des retards, des problèmes d’acheminement, des défauts de qualité…
Mon job était de trouver des solutions rapidement en usant de beaucoup de psychologie (empathie et compréhension notamment vis à vis des fournisseurs).

Les bonnes relations avec mes prestataires, le win / win basé sur une relation de confiance entre fournisseurs et achats portait toujours ses fruits.

Quand j’ai commencé à perdre la flamme, je me suis dit que je n’étais plus alignée avec ce que je faisais. Il fallait que je prenne une décision. J’avais 35/36 ans et je ne me voyais pas continuer à avancer comme cela, je voulais faire quelque chose de plus fort. J’ai percuté qu’il fallait que je sorte de ma zone de confort… et cela même si je me plante !

Quel a été l’élément déclencheur pour sortir de ta zone de confort et te lancer ?

A cette époque en parallèle à mon job, j’avais lancé la Livie Bakery. Le week-end, je préparais des gâteaux d’anniversaire personnalisés. A la base, je voulais organiser des événements pour enfants. 

L’évènementiel était une évidence mais je n’en avais pas clairement conscience. J’ai toujours adoré organiser des événements pour mes amis.

J’ai eu le déclic lorsque nous avons organisé le renouvellement de nos vœux. Je me suis pris d’une réelle passion pour organiser l’événement. Comme c’était informel, je me suis lâchée dans ma créativité.  

Les gens ne savaient pas trop à quoi s’attendre, nous étions une petite cinquantaine, nous avions loué une vieille demeure. On a fait une « Garden Patten » avec des gros jeux de société d’extérieur (fait maison). On a loué une machine de glace italienne, une machine à barbe à papa, dj… Nous avons laissé nos témoins se charger de la cérémonie laïque. Là, ça a commencé à germer dans la tête…

Puis, au moment de la déclaration des vœux mon mari m’a dit qu’il me suivrait dans mes projets les plus fous… Il n’imaginait pas qu’il venait de me donner le go pour foncer vers notre nouvelle vie !

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Après ce week-end de rêve entouré de tous nos proches, j’ai pris la décision de quitter mon employeur et d’embarquer la famille en Province. Comme je perdais mon capital soleil, nous nous sommes donnés 1 an pour quitter la région parisienne pour Bordeaux et me lancer dans l’événementiel.

C’était décidé, j’allais me lancer, j’allais peut-être me planter mais j’allais le regretter si je ne le tentais pas.  Mieux vaut regretter ce qu’on fait que ce qu’on n’a pas fait, après tout ?! 

Nous étions en septembre et en novembre, fruit du pur hasard, mon amoureux avait trouvé un job à Bordeaux ! Je pouvais poser ma démission pour « rapprochement de conjoint » et réaliser mon projet avec une soupape de sécurité. Les choses s’étaient vraiment accélérer [Sabrina : C ‘est surement parce que le hasard n’arrive pas par hasard… !]

Je ne te cache pas que cela me faisait très peur d’avancer dans l’incertitude de savoir combien j’allais gagner chaque mois. C’était le bon moment, j’avais 2 ans devant moi pour faire quelque chose de rentable. 

Si ça ne marche pas, je lâche l’affaire mais tant que je le fais, je le fais à fond !

As-tu justement des tips à nous partager pour réaliser un projet de création d’entreprise ?

Avant de se lancer, bien peser le pour et le contre pour évaluer le budget, les risques. Raisonnablement, combien toucher par mois pour vivre ? Se faire un filet de sécurité, se fixer des objectifs à court, moyen et long terme. 

En terme d’organisation pour sa to do list, lister ses PPA (= plus petite action) et les plus grosses actions. Par exemple, sachant que la conception d’un site internet prend énormément de temps, il est utile de décortiquer les étapes de conception dans la to do list afin de lister les plus petites actions ( PPA) . Ainsi, je ne mets plus site internet dans ma « to do » mais « page à propos », sélection photos… Je retrouve ainsi la satisfaction de cocher les cases de ma « to do list » en mode fait !

Transformer une passion en business, c’est cela devenir entrepreneur. Ma plus grande ennemie, c’était moi-même. Je devais me méfier du syndrome de l’imposteur. En effet, si moi je n’y crois pas, qui y croira pour moi ? Je me suis blindée en développement personnel pour gagner en estime de moi. C‘est un travail de tous les jours le développement personnel 

Il est important d’être lucide et clément envers sois même,

Ne pas viser trop haut trop vite : définir des objectifs atteignables et réalisables pour ne pas se mettre en difficulté

A mon compte, je suis libre de travailler avec qui je souhaite. Cela me permets de gagner en bienveillance (envers mes clients & mes prestataires). J’ai mis un point d’honneur à bien choisir mes prestataires. J’ai eu la chance d’avoir la confiance de prestataires géniaux, au tout début de l’aventure, alors que j’étais nouvelle dans une région où la liste de wedding planeur est longue… Comme ils le disent si bien, « oui la liste est longue mais ce sont toujours 3-4 noms qui reviennent ». 

Comme mentionné précédemment le système du win / win ou chaque prestataire y trouve son compte c’est la base pour conserver des relations d’affaires bienveillantes et saines. 

Je me donne à fond mais c’est pour moi, mes clients et mes prestataires. La gratitude qui peut manquer quand tu es salarié, tu la prends en plein cœur lorsque tu es à ton compte. Tu te nourris de cette gratitude. 

Quand il y a une dimension humaine et bienveillante dans la demande, ça me booste. J’essaie, dans la mesure du possible, de m’adapter au budget des mariés. Mais c’est vrai que parfois dans l’entreprenariat, nous sommes obligés de faire des choix qui ne vont pas toujours avec ce que dit notre cœur. Nous sommes obligés de faire des choix financiers. Car même si ce métier est une passion, je dois aussi penser à gagner ma vie. 

Il faut réussir à s’imposer un rythme de travail & des horaires (9h /19h). Je décroche le week-end, je résiste à ne pas répondre aux emails et aux communications le week-end. Même si je travaille de la maison, je reste focus sur mes TO DO Sparkly et ne je m’éparpille pas sur le reste des choses à faire à la maison.

Le temps c’est un allié et un ennemi en même temps. J’essaie de tout timer même les déjeuners entre amis.

Vaut mieux regretter quelque chose qu’on a essayé de faire plutôt que de ne pas avoir tenté

J’ai dû me former sur les outils d’entreprenariat et de communication. Maitriser la vie insta et la vraie vie : ça rassure les prestataires, les clients et ça va plus vite que dans la vraie vie. Tu es capable de prendre 600 abonnés en 1 weekend en fonction d’un article dans la presse.

Un échec n’est jamais vraiment un échec car on ne réussit pas toujours du 1er coup. On n’apprend pas à marcher sans faire quelques chutes. Il est important d’analyser les raisons de son échec, d’avoir du recul sur sois même et comprendre pourquoi nous avons échoué. L’échec doit servir d’expériences à éviter, ce n’est pas un point final mais un angle (voir une opportunité) d’amélioration.

La peur ne doit pas être un frein pour se lancer ou pas. Comme le dit si bien LiveMentor : « L’entreprenariat ce n’est pas un sprint, c’est un marathon » : Un marathon se prépare avec des entrainements pour ne pas lâcher. Mets ton plan d’action en route et fais ce que t’as à faire pour réaliser ton rêve. Donne-toi les moyens de le faire en anticipant avec un filet de sécurité. La vie est trop courte pour attendre que ça tombe tout seul. 

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Raconte-nous un peu ton quotidien d’entrepreneur ?

Je n’ai pas vraiment de journée type. Je m’adapte en fonction de mes « to do list » et des demandes. Je travaille de 9h30 à 19h en moyenne. Je soigne la communication, je travaille sur les organisations.

– Traitement des demandes d’amoureux & caler des rdv

– Travailler sur le réseau : prestataires, œil actif sur ce qui se fait, veille

– Entretien de la communication : Instagram, Pinterest, blog de presta

– Travailler sur les séances shooting d’inspiration

– Chapeauter des événements corpo 

Travailler à la maison n’est pas simple mais tout le monde respecte ma bulle mais c’était pas évident au début. Les enfants ont du mal à comprendre quand ils me voient sur Instagram pour travailler. Mon mari est toujours en feedback.

Des événements comme le Coronavirus ont beaucoup fragilisé les entrepreneurs :

·         Humainement déjà c’était hyper violent,

·         Au niveau des répercutions économiques, il a fallu tout mettre en stand-by

·         Pour ma part, j’ai eu énormément de travail pendant le COVID : j’ai dû décommander tous les mariages (tout était prêt à 90 %) : rassurer les mariés, décaler les mariages

Que t’as apporté ce confinement ?

J’ai vécu plusieurs paliers émotionnels pendant ce confinement :

–       Quand c’est tombé sur nous, j’étais en train d’envisager des solutions tête baissé sans réellement me rendre compte de ce qui se passait.

–       Quand mi-avril, ils ont annoncé le confinement jusqu’au 11 mai, je me suis mise une pression de malade. J’étais perdue et en colère. J’entendais partout qu’il fallait « se réinventer » mais dans mon cas, je n’avais plus l’énergie de me réinventer ! J’inventais déjà au quotidien !

–       Puis passé cette phase, je me suis apaisée. Après tous, nous étions face à une situation qu’on ne maitrise pas, il était nécessaire de s’adapter et être résilient et profiter de cette parenthése pour la vie de famille ! 

Avec le confinement, j’ai aussi pris conscience que j’avais zéro coupure avec Sparkly Agency. J’en ai profité pour me ré axée sur moi-même et prendre du recul. 

L’alchimie entre prestataire et mariés a fait un bien fou à tout le monde. Nous étions tous dans le même bateau, il fallait se serrer les coudes et ne laisser personne sur le carreau. 

Quels sont tes projets d’après confinement ? 

On va voir le bon côté des choses, avec les reports d’événement, je vais avoir des vacances d’été cette année !

Côté pro, j’ai plusieurs projets en route pour Sparkly, : 3 gros shooting d’inspiration (minimaliste et moderne, chill en villa, vieille galerie d’art..), des opportunités pour des événements corpo.

Enfin, suite à ma prise de conscience de la place de Sparkly dans ma vie, je vais m’accorder plus de temps pour moi via ma morning routine* : lecture, écriture, méditation & sport

LES TIPS DE SYLVIE

Les livres de développement personnel recommandés par Sylvie :

Check-list Book Feel Good

La recette fétiche de Sylvie :

La liste des petits bonheur de Sylvie :

Copie de Pink Artsy Weekend Checklist Interactive Instagram Story (1)

L’univers de Sparkly Agency :

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Le monde de Sylvie :

Le monde de Sylvie

 

Merci Sylvie pour ce beau voyage dans ton univers. Ton interview est très inspirante. Elle révèle qu’en restant humain, bienveillant, doux, humble et droit dans ses bottes, on peut avancer et atteindre ses objectifs. Plein de good vibes à toute la Sparkly Team! #jevouskiffe

Encore bravo pour ce parcours exemplaire et mille mercis d’avoir partagé cela avec nous!

Vous pouvez suivre les aventures de Sparkly Agency sur Instagram, Facebook et sur le site www.sparkly-agency.com (vous avez juste à cliquer sur les liens :))


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